Waslala est une région enclavée du Nicaragua où sont maintenues des variétés anciennes de cacaos. Sur leur petite surface, les paysans préservent ces cacaoyers dans leur milieu naturel avec une culture sous couvert forestier.
Avec ETHIQUABLE, la coopérative Cacao Nica réalise sa première exportation directe et gagne une nouvelle autonomie face aux exportateurs locaux tout en augmentant les revenus des producteurs de cacao.
Ce cacao est issu du commerce équitable et de l'agriculture paysanne biologique.
Au Nord du Pérou dans les vallées inter-andines les cacaoyers de type criollo se sont maintenus.
Ces variétés anciennes ont tendance à disparaître car elles sont moins productives que les variétés modernes, et cela malgré leurs qualités exceptionnelles. Elles produisent un chocolat fin, très doux et aromatiques.
L'association CEPICAFE dans la haute vallée de la Piura et l'association CEPROAA dans le Nor-Oriente réunissent 600 familles de cacaoculteurs qui cultivent 1 à 2 hectares.
Un prix rémunérateur compense les rendements plus faibles des cacaos criollos, ce qui permet de relancer la culture de ce cacao rare.
Ce cacao 100% Pérou est issu du commerce équitable et de l'agriculture paysanne biologique.
Au Sud de la province d'Esmeraldas, les paysans entretiennent des cacaoyers qui poussent de façon naturelle dans la forêt tropicale humide. Dans ces zones reculées où la cacaoculture intensive n'a jamais existé, les producteurs ont préservé le "Nacional", une variété ancienne qui donne un cacao fin, à l'arôme floral unique.Ce chocolat est issue donc du commerce équitable et de l'agriculture biologique de l'Equateur.
La coopérative FONMSOEAM a été créée en 2000 et regroupe 350 familles. En 10 ans, avec l'appui d'ONG comme AVSF, elle est en mesure d'exporter elle-même un produit semi-fini à sa juste valeur: la masse et le beurre de cacao. Les producteurs ont également bénéficié de formations sur les principes de la production biologique. Ils ont pu dès lors, mettre en place un système interne de contrôle géré par l’organisation, qui facilite l’obtention de la certification biologique.
Ce chocolat 100% Equateur est issu du commerce équitable et de l'agriculture paysanne biologique.
Au nord d'Haïti, de Port Margot à Grande Rivière, les paysans ont conservé dans leurs jardins créoles d'anciennes variétés de cacaoyers, notamment des Trinitarios et Criollos qui donnent un cacao fin, particulièrement fruité, avec des notes de fruits secs et de tabac blond.
Ce chocolat est issu du commerce équitable et de l'agriculture paysanne.
Situation-Situé dans le Département du Nord
Membres-2500 producteurs sont membres de la FECCANO pour Fédération des Coopératives Cacaoyères du Nord.
Producteurs-0,2 à 2 hectares qui cultivent également des productions vivrières comme le maïs, le haricot et les arbres fruitiers : avocatiers, citronniers, orangers et chadèques
La cacaoculture haïtienne se distingue de celle que nous connaissons habituellement par la petitesse des plantations familiales qui le plus souvent ne dépassent pas 500 m2 à 2000 m2. Dans leurs jardins, les paysans pratiquent une polyculture très diversifiée avec de la banane, de l’igname, des haricots, du maïs, etc.
Le verger traditionnel d’Haïti est constitué de variétés anciennes qui potentiellement peuvent donner des cacaos de grand cru d’excellente qualité. Cependant, la filière actuelle ne permet pas de valoriser cette qualité intrinsèque puisque le cacao n’est pas traité de façon adéquate après récolte. Il est simplement séché, sans passer par l’étape de la fermentation pourtant indispensable pour révéler les futurs arômes du chocolat.
Dans le Nord, les coopératives cacaoyères se sont constituées dans les années 80 suite à la chute de la dictature dans le but d’améliorer la commercialisation du cacao. Mais l’exportation du cacao étant le fait d’une entreprise ayant le quasi-monopole dans la région, l’activité des coopératives se résume à collecter le cacao et le revendre avec une très faible valeur ajoutée à l’exportateur. A partir de 2005, l'ONG locale SEFADES mène une action d’appui à 6 coopératives de la région qui aboutit à la création d'une fédération régionale, la FECCANO (Fédération des Coopératives Cacaoyères du Nord). Cette fédération rassemble 1800 membres et couvre 5 communes du département : Grande Rivière du Nord, Milot, Acul du Nord, Borgne et Port Margot. En 2009, l’association française, Agronomes et vétérinaires sans Frontières (AVSF) lance un projet d’appui à la FECCANO. ETHIQUABLE réalise sa première importation cette même année et lance une tablette pure origine Haïti à 72% de cacao.
La FECCANO mise tous ses efforts sur la mise en œuvre de la fermentation du cacao, technique qui n’était pas utilisée jusqu’à présent. Six ateliers de transformation ont été mis en place par le projet avec des bacs de fermentation et des séchoirs. Un technicien péruvien a passé un mois sur le terrain pour former les producteurs à la pratique de la fermentation. Pour l’année à venir ETHIQUABLE accompagne la FECCANO pour mettre en place un système de contrôle interne afin d’obtenir une certification bio et ainsi valoriser l’avantage de l’absence d’utilisation de produits chimiques dans la zone.
En 2009 la FECCANO a exporté 25 tonnes de cacao fermenté. Ce type de qualité permet d’obtenir des prix qui sont supérieurs aux prix du marché, quant les exportateurs traditionnels doivent faire face à des décotes de 25% pour les cacaos traditionnels non fermentés. L’action de la FECCANO a permis à payer des prix aux producteurs supérieurs d’environ 30%, en plus d’effectuer des investissements avec la prime de développement. Enfin, avec l’apparition d’une nouvelle concurrence les commerçants locaux ont monté les prix de collecte de 20% à 30%, situation dont bénéficie toute la région.
L’axe principal du projet est le renforcement institutionnel des organisations de base. Un accompagnement constant permettra de former les leaders paysans et d’assurer la mise en œuvre de mécanisme de gestion démocratique.
A base "criollo", variété assez rare de cacao. Cette famille de cacaoyers donne un chocolat fin, doux et aromatique.
Ce chocolat est issu du commerce équitable et de l'agriculture paysanne biologique.
Situation-vallées inter-andines au Nord du Pérou.
Membres-CEPICAFE : environ 400 familles de la haute vallée de Piura sont producteurs de cacao. CEPROAA: 1300 familles
Producteurs-Petite production de 1 à 2 ha avec une plantation traditionnelle.
Le terroir de Bagua se compose d'une zone rizicole dans le fond des vallées, d'une zone de production de cacao jusqu'à 900 mètres d'altitude, puis au-delà d'une zone de production de café. De nombreuses familles paysannes de la région accèdent aux trois zones et produisent à la fois du riz pour la consommation familiale, du cacao et du café pour obtenir un revenu monétaire. Dans certains cas cependant, les producteurs sont surtout des producteurs de cacao et ne disposent pas de terres dans les zones rizicoles ou caféicoles. Les producteurs cultivent 2 ou 3 hectares de riz. Les cacaoyères d'une famille s'étendent sur 0,5 à 1 hectare et les caféières de 2 à 4 hectares. Ces jardins aux cultures diversifiées fournissent également les besoins familiaux de manioc, de banane plantain, de haricots, de fruits et de légumes.
La variété criollo, ancienne et adaptée à la zone, révèle son potentiel organoleptique à condition que les fèves de cacao fraîchement récoltées soient mises à fermenter pendant 4 ou 5 jours. Autrefois, avant l'existence de la coopérative, les producteurs vendaient le cacao aux commerçants locaux qui ne réalisaient pas un contrôle rigoureux du processus de fermentation. Plus de la moitié des fèves ne subissaient aucune fermentation. En appliquant un cahier des charges rigoureux pour la transformation post-récolte et un séchage homogène des fèves, les producteurs obtiennent plus de 85% de fèves parfaitement fermentées, résultat nécessaire pour produire un cacao fin et aromatique.
Seul 15% du cacao mondial provient de ces variétés originaires d'Amérique centrale. La qualité du cacao doit beaucoup au patrimoine génétique local et aux caractéristiques spécifiques du terroir. Sur le versant amazonien de la cordillère où il pleut toute l'année, les cacaoyers se développent dans de bonnes conditions jusqu'à 900 mètres d'altitude. Il est cultivé en association avec des arbres fruitiers et des bananiers, sous ombrages de grands arbres. Ce système de production agro-forestier est idéal pour protéger les sols contre l'érosion, un phénomène très répandu dans ces régions aux pentes fortes et aux pluies intenses.
* CEPICAFE : environ 400 familles de la haute vallée de Piura sont producteurs de cacao
* CEPROAA (coopérative Centrale de Producteurs Agricoles de Amazonas) : 1300 familles (50 groupements de base et 3 associations).
A l'origine CEPICAFE est une organisation de producteurs de café. A partir des années 1990, l'organisation a commencé à commercialiser le café d'environ 2500 petits producteurs situés sur le versant pacifique des Andes de Piura. Dès le départ cette association, l'un des partenaires clé de ETHIQUABLE, décide de diversifier sa production. Ainsi, outre le café CEPICAFE développe une production de sucre complet dans des ateliers répartis dans différentes communautés villageoises et de confiture à partir de fruits, produits en cultures associées aux caféiers (oranges, citrons, papayes, bananes).
Peu à peu CEPICAFE va aider des organisations de producteurs du versant amazonien à commercialiser leur café dans les réseaux du commerce équitable.
Ensuite, les producteurs de cacao constatant le travail réalisé sur le café par CEPICAFE au cours de cette dernière décennie, demandent l'appui de l'organisation pour mieux valoriser leur cacao.
La centrale CEPROAA fut créée dans les années 1990. Elle regroupe des producteurs de riz de la plaine irriguée de la province de Bagua, de cacao (environ 250 familles) et des producteurs de cafés (600 familles).
L'amélioration des cours mondiaux de cacao depuis 2003 et la stabilité des prix assurée par le commerce équitable ont amené les familles membres de CEPROAA et de CEPICAFE à augmenter les surfaces de leurs plantations. Contrairement aux producteurs des grandes zones cacaoyères du Pérou (San Martin, Ayacucho et Huanuco), les producteurs de CEPROAA et de CEPICAFE ont réussi à maintenir leurs variétés criollo. Sans le prix rémunérateur du commerce équitable, il ne serait pas possible de développer la production sur la base de ces variétés traditionnelles moins productives. Avec des prix d'exportation de la fève dans les réseaux du commerce équitable autour de 3500 euros à 4000 euros par tonne en 2007, alors que les cours internationaux sont autour de 2000 euros par tonne, il devient possible pour les cacaoculteurs d'envisager un développement de ces variétés aromatiques, même lorsqu'elles sont moins productives.
Par ailleurs les fèves sont torréfiées et transformées au Pérou dans une usine locale. Cela permet de garder plus de valeur ajoutée dans le pays et donne la possibilité à la coopérative de vendre un produit transformé et non pas une matière première brute.
CEPICAFE, une organisation reconnue au niveau local, national et international
En dix ans CEPICAFE est parvenue à générer d'importants changements dans les systèmes de production et les modes de vie des agriculteurs de la région de Piura. L'organisation née de l'initiative d'un groupe de leaders paysans a réussi à entraîner tous les producteurs locaux en quelques années, et cela malgré un contexte défavorable (politiques de réajustement structurel, libéralisation économique et absence de politiques à faveur de l'agriculture paysanne).
Les groupements de base dans la région de Piura gèrent leur production et trésorerie de façon autonome et décentralisée. L'organisation fonctionne sur le principe de la transparence des finances ce qui contribue à accroître la confiance des membres envers leur organisation.
Ce mode de fonctionnement a été largement diffusé aux autres coopératives de la région. Un système d'échanges d'expériences entre les groupements et les dirigeants élus facilite ce processus. CEPICAFE exerce un fort pouvoir structurant des groupements de base, notamment à l'aide de programmes de formation à la gestion, menés avec l'appui de l'ONG Pidecafé et d'AVSF (Agronomes et Vétérinaires sans frontière).
CEPICAFE est membre du syndicat national des petits producteurs de café, la Junta Nacional del Café, qui regroupe plus de 35 organisations de producteurs de café. Ce syndicat a obtenu par exemple le maintien de certaines exonérations fiscales pour les petits producteurs.
C'est également à partir de cet espace de concertation que les organisations liées au commerce équitable (certifiées par FLO) ont créé la Coordinadora Nacional de Comercio Justo dont le but est de faire respecter les principes fondamentaux du commerce équitable. Un élu de CEPICAFE occupe actuellement la présidence de ce réseau qui s'est fortement positionné contre la certification de l'entreprise exportatrice No 1 du Pérou, comme opérateur du commerce équitable (agréé par FLO). En effet, l'action de cette entreprise est considérée comme étant en contradiction avec le travail d'organisation des producteurs .
CEPICAFE, la Palma, et CEPROAA sont par ailleurs membres de l'Association Péruvienne de Producteurs de Cacao (APPcacao), réseau national qui regroupe 12 organisations de producteurs en 2008. L'APPcacao est maintenant un interlocuteur privilégié de l'État, dans la mise en place de politiques publiques en faveur du cacao (par exemple la mise en place de normes de qualité pour l'exportation du cacao péruvien).
Le commerce équitable maintient ce système de culture agro-forestier à base de cacao criollo. Celui-ci est bien adapté au milieu naturel, il contribue à conserver la biodiversité et maintien la fertilité des sols (lutte contre l'érosion et couverture des sols). Les cacaoyères ne sont pas des plantations qui éliminent toutes les autres espèces. Au contraire, elles sont des forêts reconstituées avec des espèces de tailles différentes qui laissent une grande place à la diversité animale et végétale. Enfin, une meilleure valorisation commerciale du cacao permet aux familles de mieux vivre de leur parcelle et cela les encourage à préserver les espaces de forêt naturelle qui n'ont pas encore été défrichés jusqu'à présent.
Voilà un chocolat pour séduire les amateurs de thé...
Les feuilles de thé aromatisées à l'huile essentielle de bergamote proviennent de Darjeeling (Inde), l'un des territoires de thé les plus réputés du monde. Elles sont produites par l'organisation Pashok Organic Small Tea Farmers et donnent au chocolat de Saint-Domingue un léger croquant et un parfum délicat.
Ce chocolat est issu du commerce équitable et de l'agriculture paysanne.
Situation-9 organisations de base réparties dans le Nord, le Centre et l'Est du pays.
Membres-environ 10 000 petits producteurs de cacao.
Producteurs-Petits producteurs (1à3ha) qui cultivent aussi d'autres productions alimentaires (manioc, banane plantain, haricot, fruits).
La production de cacao en République Dominicaine est le fait de petits producteurs qui cultivent 2 à 5 hectares de plantations. La cacaoyère dominicaine est un système agro-forestier composé de cacaoyers, d'arbres fuitiers (orangers, avocatiers, ..), de bananiers et de cultures vivrières (haricot, manioc,..). Les paysans n'utilisent aucun engrais ou autres produits chimiques. La fertilité des plantations est reconstituée de façon naturelle grâce à la formation d'un épais tapis d'humus comme dans une forêt. La coopérative dispose de plusieurs unités de transformation pour fermenter le cacao. Après la récolte des cabosses, chaque producteur est chargé de l'écabossage, c'est à dire l'ouverture de la cabosse pour en retirer les fèves de cacao entourées de leur pulpe blanche. C'est sous cette forme de pulpe que la coopérative collecte le cacao. Il est ainsi acheminé à l'unité de transformation où il est mis à fermenter dans de grandes caisses en bois durant 5 jours. Un brassage quotidien de la pulpe permettra de favoriser les « bonnes fermentations ». Les fèves sont séchées dans des séchoirs solaires afin de faire tomber le taux d'humidité de 55% à 7 %. Enfin, les fèves sont torréfiées entre 100° et 140°C pendant une demi-heure puis décortiquées et enfin broyées à chaud. On obtient alors une pâte qui, une fois refroidie et solidifiée, est appelée "masse de cacao".
Des associations paysannes locales créèrent en 1989 la CONACADO (Confédération National des Cacaoculteurs Dominicains) qui compte aujourd'hui dix mille familles, soit 23 % des producteurs de cacao du pays. Elle exporte environ 25% du cacao national, soit 10.000 tonnes. La CONACADO s'est constituée pour améliorer les conditions de vie des producteurs de cacao trop dépendants des variations des cours internationaux et produisant un cacao standard mal rémunéré par les acteurs de la filière. Le premier changement impulsé par la CONACADO a été la mise en place de la fermentation du cacao après récolte, afin de fabriquer du cacao de qualité qu'exigent les marchés européens. En effet, jusqu'à cette époque la République Dominicaine ne produisait que du cacao séché au soleil, non-fermenté, destiné au marché de masse des Etats-Unis et valorisé à de faibles prix. La fermentation du cacao est une étape essentielle dans la formation des arômes du futur chocolat. Cela a permis à la CONACADO d'apporter un produit sans commune mesure avec la production dominicaine habituelle et d'accéder à des marchés plus rémunérateurs.
Les prix rémunérateurs du commerce équitable permettent à la CONACADO de payer un prix supérieur d'au moins 20% à 30% par rapport aux acheteurs locaux et de bénéficier de la stabilité du prix. ETHIQUABLE achète auprès de la CONACADO de la masse et du beurre de cacao, et non de la matière première brute. Cette transformation locale permet de laisser une plus grande part de la valeur ajoutée sur place. La coopérative obtient ainsi un prix 50% supérieur à celui du marché conventionnel. L'insuffisance d'infrastructures pour fermenter et sécher le cacao constitue la principale limite de la CONACADO. C'est pourquoi la CONACADO consacre la prime de développement du commerce équitable à la construction de bacs de fermentation et de séchoirs.
L'une des forces de la CONACADO est de préfinancer les récoltes des producteurs et ainsi de limiter les risques d'endettement ou de décapitalisation.
En général, les producteurs dominicains ne perçoivent une rémunération que deux fois par an, lors des deux principales récoltes (décembre et mars-juillet). Les revenus des membres de la CONACADO, au contraire, sont répartis tout au long de l'année grâce à des avances avant les récoltes, un paiement à la remise du cacao, puis une ristourne une fois le cacao vendu par la coopérative. Ce système source de sécurité pour les familles, est possible grâce aux préfinancements des acteurs du commerce équitable, mais aussi des fonds propres de chaque association locale, provenant de leurs propres efforts de capitalisation.
En République Dominicaine, les zones rurales sont pauvres et profitent peu des devises générées par l'exportation de produits agricoles - contrôlée par quelques grands exportateurs - et le tourisme de masse, concentré sur les zones côtières. En 2004, un ouvrier agricole gagnait en moyenne 110 euros par mois alors que le panier de la ménagère en ville était estimé à 280 euros par mois. Dans ce contexte, les jeunes issus du milieu rural préfèrent souvent tenter leur chance et migrer vers les Etats-Unis plutôt que de travailler la terre. En revalorisant le métier de cacaoculteur, la Conacado offre la possibilité à des jeunes de vivre de leur production et ainsi de rester sur leur terre.
Traditionnellement biologique, l'agriculture paysanne dominicaine n'utilise pas de produit chimique. 100% de la production de Conacado est certifiée biologique ou en voie de l'être. La coopérative emploie 80 techniciens agricoles pour appuyer les cacaoculteurs. Ils sont chargés de contrôler l'application du cahier des charges biologique, de conseiller les producteurs, d'accompagner la gestion des flux pendant la campagne de récolte et de garantir la qualité du produit depuis la parcelle jusqu'au port d'exportation.
Chocolat noir à 60% de cacao, avec du quinoa soufflé. Le quinoa est une graine des Andes qui donne un agréable croustillant au chocolat.
Cacao de pure origine République Dominicaine.
Ce chocolat est issu du commerce équitable et de l'agriculture paysanne.
Situation-9 organisations de base réparties dans le Nord, le Centre et l'Est du pays.
Membres-environ 10 000 petits producteurs de cacao
Producteurs-Petits producteurs (1 à 3 ha) qui cultivent aussi d'autres productions alimentaires (manioc, banane plantain, haricot, fruits).
La production de cacao en République Dominicaine est le fait de petits producteurs qui cultivent 2 à 5 hectares de plantations. La cacaoyère dominicaine est un système agro-forestier composé de cacaoyers, d'arbres fuitiers (orangers, avocatiers, ..), de bananiers et de cultures vivrières (haricot, manioc,..). Les paysans n'utilisent aucun engrais ou autres produits chimiques. La fertilité des plantations est reconstituée de façon naturelle grâce à la formation d'un épais tapis d'humus comme dans une forêt. La coopérative dispose de plusieurs unités de transformation pour fermenter le cacao. Après la récolte des cabosses, chaque producteur est chargé de l'écabossage, c'est à dire l'ouverture de la cabosse pour en retirer les fèves de cacao entourées de leur pulpe blanche. C'est sous cette forme de pulpe que la coopérative collecte le cacao. Il est ainsi acheminé à l'unité de transformation où il est mis à fermenter dans de grandes caisses en bois durant 5 jours. Un brassage quotidien de la pulpe permettra de favoriser les « bonnes fermentations ». Les fèves sont séchées dans des séchoirs solaires afin de faire tomber le taux d'humidité de 55% à 7 %. Enfin, les fèves sont torréfiées entre 100° et 140°C pendant une demi-heure puis décortiquée et enfin broyée à chaud. On obtient alors une pâte qui, une fois refroidie et solidifiée, est appelée "masse de cacao". Cette masse est alors soumise à une température de 100-110°C et à une forte pression hydraulique permettant la séparation de la poudre et du beurre de cacao.
Des associations paysannes locales créèrent en 1989 la CONACADO (Confédération National des Cacaoculteurs Dominicains) qui compte aujourd'hui dix mille familles, soit 23 % des producteurs de cacao du pays. Elle exporte environ 25% du cacao national, soit 10.000 tonnes. La CONACADO s'est constituée pour améliorer les conditions de vie des producteurs de cacao trop dépendants des variations des cours internationaux et produisant un cacao standard mal rémunéré par les acteurs de la filière. Le premier changement impulsé par la CONACADO a été la mise en place de la fermentation du cacao après récolte, afin de fabriquer du cacao de qualité qu'exigent les marchés européens. En effet, jusqu'à cette époque la République Dominicaine ne produisait que du cacao séché au soleil, non-fermenté, destiné au marché de masse des Etats-Unis et valorisé à de faibles prix. La fermentation du cacao est une étape essentielle dans la formation des arômes du futur chocolat. Cela a permis à la CONACADO d'apporter un produit sans commune mesure avec la production dominicaine habituelle et d'accéder à des marchés plus rémunérateurs.
Les prix rémunérateurs du commerce équitable permettent à la CONACADO de payer un prix supérieur d'au moins 20% à 30% par rapport aux acheteurs locaux et de bénéficier de la stabilité du prix. ETHIQUABLE achète auprès de la CONACADO de la masse et du beurre de cacao, et non de la matière première brute. Cette transformation locale permet de laisser une plus grande part de la valeur ajoutée sur place. La coopérative obtient ainsi un prix 50% supérieur à celui du marché conventionnel. L'insuffisance d'infrastructures pour fermenter et sécher le cacao constitue la principale limite de la CONACADO. C'est pourquoi la CONACADO consacre la prime de développement du commerce équitable à la construction de bacs de fermentation et de séchoirs.
L'une des forces de la CONACADO est de préfinancer les récoltes des producteurs et ainsi de limiter les risques d'endettement ou de décapitalisation.
En général, les producteurs dominicains ne perçoivent une rémunération que deux fois par, lors des deux principales récoltes (décembre et mars-juillet). Les revenus des membres de la CONACADO, au contraire, sont répartis tout au long de l'année grâce à des avances avant les récoltes, un paiement à la remise du cacao, puis une ristourne une fois le cacao vendu par la coopérative. Ce système source de sécurité pour les familles, est possible grâce aux préfinancements des acteurs du commerce équitable, mais aussi des fonds propres de chaque association locale, provenant de ses propres efforts de capitalisation.
En République Dominicaine, les zones rurales sont pauvres et profitent peu des devises générées par l'exportation de produits agricoles - contrôlée par quelques grands exportateurs - et le tourisme de masse, concentré sur les zones côtières. En 2004, un ouvrier agricole gagnait en moyenne 110 euros par mois alors que le panier de la ménagère en ville était estimé à 280 euros par mois. Dans ce contexte, les jeunes issus du milieu rural préfèrent souvent tenter leur chance et migrer vers les Etats-Unis plutôt que de travailler la terre. En revalorisant le métier de cacaoculteur, la Conacado offre la possibilité à des jeunes de vivre de leur production et ainsi de rester sur leur terre.
Traditionnellement biologique, l'agriculture paysanne dominicaine n'utilise pas de produit chimique. 100% de la production de Conacado est certifiée biologique ou en voie de l'être. La coopérative emploie 80 techniciens agricoles pour appuyer les cacaoculteurs. Ils sont chargés de contrôler l'application du cahier des charges biologique, de conseiller les producteurs, d'accompagner la gestion des flux pendant la campagne de récolte et de garantir la qualité du produit depuis la parcelle jusqu'au port d'exportation.