Quinoa d'Equateur

La graine sacrée aux propriétés remarquables

Considéré comme une graine sacrée par les Incas, le quinoa est une plante millénaire cultivée dans les Andes jusqu'à 4000 mètres d'altitude. Bien qu'il soit consommé comme du riz, le quinoa (Chenopodium quinoa) n'est pas une céréale, mais une chénopodiacée, plante de la famille des épinards. Il produit une petite graine ronde, ressemblante à celle du millet, aux propriétés nutritionnelles remarquables.

Il existe plusieurs écotypes de quinoa dans les Andes dont deux principaux. Le quinoa « Real » de Bolivie, au grain blanc et de grande taille, est le plus connu des consommateurs européens, car c'est essentiellement celui-ci qui est exporté et commercialisé dans les réseaux de l'alimentation biologique depuis maintenant une quinzaine d'années. Il est cultivé sur l'altiplano sud de Bolivie, autour du salar d'Uyuni et au sud du salar de Coipasa.
Le quinoa d'Equateur ETHIQUABLE correspond à l'écotype « valle » spécifique aux vallées inter-andines. Il se caractérise par un petit grain, de couleur beige et blanc. Moins riche en saponine, il est donc peu amer, doux et parfumé. Il contient une moindre proportion d'amidon et de ce fait conserve tout son craquant après cuisson.

Ce quinoa est issu du commerce équitable et de l'agriculture paysanne biologique.
 

Situation-Province du Chimborazo, vallée inter-andine entre 3000 et 4200 m d'altitude.
Producteurs-3500 petits producteurs qui cultivent entre 0.5 et 1 hectare: pomme de terre, fèves, blé, orge, avoine, quinoa.

Les familles paysannes du Chimborazo cultivent une diversité de produits alimentaires. Dans l'étage 2800m-3500 m (étage de la pomme de terre), en tête de rotation se trouve toujours la pomme de terre, la culture la plus exigeante en fertilité, la base de l'alimentation et la première source monétaire. Suivent après dans la rotation, des fèves, du quinoa, de l'orge, de l'avoine et du blé. Des tubercules andins prennent également place dans l'assolement, comme l'oca ou le melloco, des produits exclusivement destinés à la consommation locale. L'élevage est souvent circonscrit à la volaille et aux cochons d'Inde. Entre 2500 m et 2800 m, le climat permet la culture du maïs, la culture maraîchère et celle de la luzerne. Au-dessus de 3500 mètres d'altitude, c'est le paramo : des pâturages d'altitude aux herbes ligneuses et aux mousses denses qui fonctionnent comme une éponge qui absorbe l'eau de pluie et qui sert de château d'eau pour toute la région.

Créée en 2002 et labellisée par FLO Max Havelaar en 2005, la coopérative COPROBICH rassemble aujourd'hui plus de 3000 producteurs de quinoa de la province de Chimborazo en Equateur. ETHIQUABLE collabore avec cette organisation pour l'exportation du quinoa. Tout le projet est maitrisé localement par COPROBICH de la production jusqu'au conditionnement du quinoa.

 

Impact économique du commerce équitable
 

Un revenu stable grâce un prix plus élevé sur les marchés équitables. Lorsqu'on additionne les coûts de la collecte du quinoa, de sa transformation et de son transport en vrac jusqu'au port, mais aussi une marge bénéficiaire pour l'organisation de producteurs COPROBICH, le prix à l'exportation (prix FOB) du quinoa équitable est de 1615 USD la tonne auquel s'ajoute la prime de développement soit 85 USD par tonne.
Nous estimons que le prix du quinoa biologique d'exportation atteint au cours de cette période un prix de 1400 à 1450 USD la tonne. La filière équitable rémunère donc 20% de plus.
L'organisation de petits producteurs COPROBICH, en association à la radio rurale ERPE, a constitué une entreprise - SUMAK LIFE - chargée de transformer le quinoa. L'acquisition de véritables capacités professionnelles par cette structure permet d'obtenir un produit exportable de grande qualité et ainsi de valoriser au mieux la production paysanne. La transformation locale a donc généré des revenus complémentaires et des emplois locaux.
Le conditionnement des paquets de quinoa ETHIQUABLE sur place renforce les capacités de gestion de SUMAK LIFE, permet de créer des emplois en milieu rural et accroît la part la valeur ajoutée du quinoa pour les producteurs. Dans ce cas le prix d'exportation s'élève à 2 050 USD la tonne : une valeur ajoutée dont bénéficie la coopérative.

Impact social du commerce équitable

La fixation du prix du quinoa à un prix élevé et garanti, a permis aux paysans de mieux rémunérer leur activité agricole et donc de limiter d'autant leurs activités citadines éreintantes et précaires. Le commerce équitable limite donc l'exode rural.
La coopérative COPROBICH s'est construite grâce à la volonté d'hommes et de femmes pour améliorer leurs conditions de vie. Au-delà de son action économique, COPROBICH mène un travail sur le textile traditionnel et la langue quechua. Son objectif est d'approfondir ce travail pour amener les communautés à réaffirmer et à gérer leurs territoires et leurs ressources naturelles (l'eau, les parcours d'altitudes, le foncier, etc.). D'une action de développement menée par la radio communautaire locale ERPE, l'initiative est devenue une référence pour tous les paysans de la province de Chimborazo. Si les pays du Nord montre un véritable engouement pour le quinoa, les paysans indiens de leur côté affirment leur identité indienne et paysanne en proposant un produit de qualité et de surcroît transformé localement.

Impact environnemental du commerce équitable

La culture du quinoa est une activité traditionnelle familiale. Dans les champs en pentes, tous les travaux sont faits manuellement, il n'y a pas de tracteur. Pour maintenir la fertilité des sols, les paysans enfouissent la paille et le fumier. Un paysan membre de la coopérative COPROBICH s'engage à mettre en place un système de production équilibré avec une diversité de cultures et d'élevages. La prime de développement a permis notamment en 2006 d'investir dans la formation agricole des paysans. La lutte contre l'érosion, la réalisation de compost à base de lombriculture, l'amélioration du petit élevage de cochon d'inde ou la diversification des cultures alimentaires sont autant d'axes de travail pour ces techniciens.


       

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Riz Jasmin de Thaïlande

Le parfum naturel du jasmin

Le parfum de jasmin provient de la variété traditionnelle de la région. On le nomme « naturellement parfumé » car il contient des molécules aromatiques dans des proportions 10 à 15 fois plus importantes que les riz conventionnels. Le parfum de jasmin légèrement perceptible à l'état cru, se développe à la cuisson. 

Ce riz est issu du commerce équitable et de l'agriculture paysanne biologique.

 

Situation-Province de Yasothorn dans le nord-est du pays.
Membres-330 producteurs.
Producteurs-Petits producteurs qui cultivent entre 3 et 4 hectares: riz, élevage, pisciculture, artisanat.
 

Yasothorn est le berceau du riz, bien connu dans le monde entier sous le nom de "riz jasmin". C'est un riz long grain blanc ou rouge naturellement parfumé dont les molécules aromatiques sont plus nombreuses que dans d'autres variétés. Son parfum est le plus intense au moment de la récolte, contrairement au riz basmati qui ne développe son arôme caractéristique qu'au bout de plusieurs mois de stockage. Les tentatives de cultiver ailleurs du riz jasmin n'ont jamais donné un riz d'aussi bonne qualité organoleptique. Sa qualité aromatique est autant liée au terroir qu'à sa variété.

La région de Yasothorn dispose des conditions idéales pour la culture du riz avec une température entre 30 et 35°C, des ressources en eau importantes et de la lumière. Dans la rizière, le riz pousse les pieds dans l'eau, ce qui limite les mauvaises herbes et concentre la fertilité du sol sur les seuls plants de riz. Les producteurs de Nam Om sèment les grains d'abord en pépinière puis les « repiquent » 25 jours après par touffes de 3 à 5 brins dans un champ aplani recouvert d'eau de façon à laisser le haut de la plante à l'air. Durant les 100 jours de croissance en moyenne, la rizière est désherbée régulièrement, et vidée de son eau une semaine avant la récolte. Après la récolte, le riz est mis en petites bottes pour sécher. Le battage mécanique (encore de temps en temps à la main) permet de séparer le grain de la paille pour donner le riz paddy.

En Asie, région de mousson très arrosée, le riz y est cultivé de façon ancestrale, les producteurs ont développé la culture irriguée en rizière qui permet d'atteindre des rendements impossibles à obtenir selon la technique traditionnelle dite pluviale. La culture irriguée représente aujourd'hui 75% d'une production mondiale qui a dépassé la barre des 400 millions de tonnes depuis le début des années 2000.

La Thaïlande produit 4 % de la production mondiale de riz. Cette « céréale sacrée » occupe la moitié de la surface agricole utile du pays, l'essentiel de la récolte étant destiné à l'export. En effet, les gouvernements successifs ont subventionné la production de riz et la Thaïlande est ainsi devenu le premier exportateur mondial de riz.

Résolument orientée vers les gros producteurs, cette politique s'est réalisée au détriment de l'agriculture familiale. Ainsi, c'est uniquement grâce au développement de l'agriculture biologique et du commerce équitable que l'organisation des 330 producteurs de Nam Om de la province de Yasothorn dans le nord-est du pays a pu exister et exporter.
 

En Thaïlande, l'agriculture biologique du riz apparait rapidement rentable. Après deux ou 3 années de conversion, les rendements moyens deviennent équivalents voire supérieurs aux cultures conventionnelles (l'accroissement de la matière organique dans le sol limite le lessivage et augmente la fertilité).

Pour les producteurs de Nam Om, cette meilleure fertilité se traduit également par une augmentation de revenus, d'une part la production est plus importante pour le même travail et d'autre part ils n'ont plus à acheter les engrais comme autrefois.

En parallèle, l'organisation a investi dans des activités productives de pisciculture, d'élevage et de production de confiseries traditionnelles, mais aussi dans des programmes de formation des membres. Un moulin en construction permettra d'employer 12 personnes et de réduire ainsi les frais d'usinage. Le groupement a ainsi pu créer une véritable dynamique de développement local qui vise à limiter l'émigration temporaire des hommes vers les villes pendant la saison sèche.
 

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